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L’atrophie cortico-sous-corticale désigne la perte dégénérative des cellules du cortex cérébral. On la retrouve dans le fonctionnement de nombreuses maladies neurodégénératives, dont la plus connue est la maladie d’Alzheimer. Il en résulte une destruction progressive et irrémédiable des neurones du cerveau. Les patients qui en sont atteints ont généralement plus de 50 ans. On vous explique tout sur l’atrophie cortico-sous-corticale.

Qu’est-ce que l’atrophie cortico-sous-corticale ?

L’atrophie cortico-sous-corticale est une maladie rare et encore mal comprise par la médecine moderne. Si on voulait la résumer grossièrement, on pourrait dire qu’il s’agit d’une pathologie provoquant la diminution globale du volume du cerveau. Comme son nom l’indique, l’atrophie cortico-sous-corticale touche aussi bien le cortex que la partie du cerveau se trouvant sous le cortex.

Il semblerait que l’atrophie cortico-sous-corticale soit un processus inévitable du vieillissement. Elle expliquerait les difficultés de coordination de mouvement liées à l’âge et beaucoup d’autres symptômes du vieillissement et de la sénilité. On parle alors d’atrophie cortico-sous-corticale harmonieuse parce qu’elle touche tout le cerveau.

Cependant, cette atrophie connaît d’autres formes plus ciblées qui provoquent une dégénérescence beaucoup plus rapide :

  • L’atrophie cortico-sous-corticale diffuse qui s’attaque surtout aux zones sous-corticales. Elle est typique de la maladie d’Alzheimer.
  • L’atrophie cortico-sous-corticale fronto-pariétale qui provoque des problèmes de mémoire et de langage
  • L’atrophie cortico-sous-corticale modérée qui est aussi surtout liée à l’âge et explique les symptômes les plus légers du vieillissement, comme la dégradation de la mémoire.

Quels sont les symptômes de l’atrophie cortico-sous-corticale ?

L’atrophie cortico-sous-corticale est souvent liée à l’âge et il peut devenir difficile d’en repérer les symptômes tant ils sont associés au processus de vieillissement. Cependant, comme cette pathologie se manifeste souvent à partir de 50 ans, il est fréquent d’être interpellé par l’apparition de ces symptômes jugés précoces.

L’atrophie cortico-sous-corticale se manifeste de différentes manières selon qu’elle est harmonieuse, diffuse ou fronto-pariétale, mais les symptômes à surveiller sont les suivants :

  • Difficultés motrices, notamment de coordination des membres supérieurs et inférieurs, ce qui provoque des pertes d’équilibre, des difficultés à se déplacer ou à saisir les objets.
  • Pertes de mémoire, mais toujours bien plus préoccupantes que les oublis naturellement liés à la fatigue. Le patient se perd dans son propre quartier, oublie le nom de ces proches, etc.
  • Difficultés de langage, voire une perte complète de la parole. L’articulation devient pénible et les mots sont de plus en plus difficiles à prononcer. Au-delà de l’impact de la perte de mémoire sur le vocabulaire, le patient à l’impression de faire un effort démesuré pour parler.

Le diagnostic d’une atrophie cérébrale

Les symptômes de l’atrophie cérébrale ne suffisent pas à poser un diagnostic définitif et ferme. D’ailleurs, dans son stade précoce l’atrophie cortico-sous-corticale passe généralement inaperçue. Même quand elle est un peu plus avancée, il est généralement difficile de déterminer s’il s’agit d’une forme diffuse, front-pariétale ou modérée. Chez le sujet jeune, la piste de l’atrophie cortico-sous-corticale grave est systématiquement privilégiée.

Pour poser un diagnostic définitif, les médecins utilisent l’imagerie médicale, notamment les IRM (images à résonance magnétique). Lors de cette première étape, l’atrophie cortico-sous-corticale est repérée grâce à deux signes corticaux essentiels :

  • Une augmentation de la taille des sillons du cortex
  • Un élargissement des ventricules sous-corticaux

Ensuite, l’imagerie médicale ne permet pas vraiment de différencier les types d’atrophies cérébrales. Chaque atrophie s’attaque différemment au cerveau, mais les subtilités de ce genre ne sont pas toujours repérables grâce à un scanner ou à une IRM. C’est donc l’évolution de la maladie et les symptômes dominants qui permettront un diagnostic définitif.

On parle alors de diagnostics différentiels et les cinq principaux sont :

  • La maladie d’Alzheimer
  • La maladie de Parkinson
  • L’atrophie multi-systématisée
  • La paralysie supra nucléaire progressive
  • La dégénérescence fronto-temporale

L’atrophie cortico-sous-corticale existe-t-elle chez les jeunes et les bébés ?

L’atrophie cérébrale est rare quand elle touche les personnes entre 50 ans et 65 ans. Au-delà, elle est plus commune et typique du vieillissement. Cependant, l’atrophie cortico-sous-corticale existe aussi chez des sujets beaucoup plus jeunes, c’est-à-dire des enfants et des bébés. Néanmoins, elle n’est alors pas due à une dégénérescence cérébrale progressive, mais à un problème ou à un accident subit par le bébé.

Les trois causes les plus fréquentes de l’atrophie cortico-sous-corticale chez l’enfant et le bébé sont :

  • La malformation : difficile à diagnostiquer, c’est lorsque l’enfant présentera des troubles du développement que les médecins finiront par réaliser une IRM et poser un diagnostic.
  • L’hypoxie cérébrale : ce terme désigne un apport insuffisant d’oxygène au cerveau. C’est un problème qui peut intervenir lors des accouchements difficiles.
  • L’accident hémorragique : il peut arriver à n’importe quel âge chez l’enfant. Un choc important provoque une hémorragie qui entraîne l’atrophie cérébrale. Plus elle arrive tôt, plus les conséquences sur le développement seront importantes.

Chez l’enfant, l’atrophie cortico-sous-corticale est difficile à diagnostiquer parce qu’il faut constater son retard de développement. Généralement, l’atrophie cérébrale provoque des difficultés d’apprentissage et de maîtrise de la marche et du langage. Les enfants qui souffrent d’une atrophie cortico-sous-corticale se développent différemment selon la gravité de l’atrophie, mais ils conservent des séquelles toute leur vie.

L’alcool et la drogue : des facteurs aggravants ?

L’atrophie cortico-sous-corticale est encore mal connue, car c’est une dégénérescence naturelle du cerveau dont l’accélération chez certains patients est difficile à comprendre. Les maladies les plus répandues qu’elle provoque (Alzheimer et Parkinson) sont mieux comprises et mieux traitées, mais les raisons de leur apparition sont toujours mystérieuses.

Néanmoins, de nombreuses recherches pointent vers plusieurs facteurs aggravants. L’alcool et la drogue sont les deux plus importants selon de nombreuses études. Quelle que soit la nature de l’atrophie cortico-sous-corticale, l’alcool et la drogue semblent accélérer la dégénérescence. Ainsi, les patients qui en souffrent très tôt dans leur vie seraient prédisposés génétiquement, mais auraient parfois accéléré le processus à cause de leur consommation de drogue et d’alcool.

Les traitements de l’atrophie cortico-sous-corticale

Il n’existe actuellement pas de traitement contre l’atrophie cortico-sous-corticale et l’atrophie cérébrale en général. Aucun traitement et aucune chirurgie ne sont en mesure d’inverser la tendance dégénérative des cellules du cerveau. Il est seulement possible de conseiller certains comportements pour limiter les risques d’une dégénérescence précoce, c’est-à-dire limiter sa consommation d’alcool, de drogues et de tabac.

La maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson sont malgré tout prises en charge grâce à différents médicaments. Ils ne permettent pas d’empêcher l’atrophie cortico-sous-corticale, mais ils sont utiles pour limiter les conséquences de la dégénérescence. Ils permettent seulement d’améliorer le confort des patients et de leur faire gagner quelques années de vie.

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