Réunion de familles – mars 2007 – Arnaud FRAISSE

 

« L’entrée en Institution , fatalité ou nouvelle vie ?

 

Comment gérer et accepter ce changement ? »

 

Les statuts juridiques

 

Les maisons de retraite publiques

Elles appartiennent et sont gérées par la commune ou le département. Le prix de ces établissements, est fixé par le conseil général du département. Tous les résidants qui n'ont pas les ressources nécessaires pour entrer dans ces établissements peuvent bénéficier de l'aide sociale.

 

Les maisons de retraite privées associatives ou commerciales

 

Elles appartiennent et sont gérées par des groupes privés, des associations loi 1901, des caisses de retraite, des mutuelles, ou des fondations. Ces établissements ont pour la plupart l'agrément des DDASS qui prennent en charge le complément du prix de journée que le résidant ne peut supporter et qui est fixé par le conseil général.

 

 

Les différents types de structures d'Accueil

 

Le Foyer Logement

 

Ce type d'accueil s'adresse aux personnes âgées encore valides qui souhaitent un environnement sécurisé et une assistance dans la vie domestique quotidienne. Il s'agit d'un logement indépendant avec la possibilité d'utiliser des services collectifs tels que, le restaurant, la blanchisserie, bibliothèque… Cette formule permet aux personnes de plus de 60 ans d'éviter la solitude, tout en restant indépendantes.

 

La Résidence Service

 

Ce type d'accueil s'adresse aux personnes âgées encore valides qui souhaitent louer ou acheter un logement. C'est un peu près la même formule que le foyer logement mais les résidences services offrent des prestations hôtelières plus " standing " que le foyer logement et plus de services à la personne. Les tarifs sont aussi plus élevés.

 

La maison de retraite médicalisée

 

Il s'agit d'un hébergement collectif médicalisé qui s'adresse aux personnes âgées dépendantes physiquement ou psychiquement. Elle permet aux personnes âgées en perte d'autonomie de bénéficier de l'attention et des soins d'un personnel permanent comprenant un médecin coordonnateur, des infirmières, des aides soignantes, des auxiliaires de vie, des kinésithérapeutes, des orthophonistes, et autres spécialistes. Ces établissements se nomment aussi EPHAD ( établissement d'hébergement pour Personne Agée Dépendante )



Le Cantou

 

(Centre d'Animation Naturel Tiré d'Occupations Utiles ), aussi appelé maintenant USA ( Unité Spécialisée Alzheimer )


Il accueille des personnes atteintes de désorientation, maladie d'Alzheimer ou troubles apparentés. Son fonctionnement repose sur une unité de vie offrant une prise en charge familiale et conviviale, à laquelle sont associées la personne âgée, sa famille et le personnel.

Il existe deux types de cantou :

Ceux qui sont intégrés à une maison de retraite médicalisée.

Ceux qui ont une existence et un fonctionnement autonome.

 

Les Longs Séjours ou Unités de Soins longues durée

 

Ce sont des structures réservées aux personnes âgées dépendantes qui ont besoin d'une surveillance médicale continue. Elles offrent du personnel médical continu, médecins gériatres, infirmières et aides soignantes.

 

Le Bon Choix

 

Une maison de retraite ne doit pas être choisie sur un coup de tête.

 

En effet, il y a de nombreux facteurs à prendre en considération, pour la personne concernée et l'entourage familial.

 

Il existe plus de 10 500 maisons de retraite en France. L'adaptation de la résidence à sa propre situation reste le facteur essentiel pour le choix d'une résidence. C'est pourquoi si le bouche à oreille peut être une source de renseignement, il doit être tempéré par l'évaluation de sa propre situation.

 

Décider de l’entrée en maison de retraite

L’idéal est donc de décider de son entrée en maison de retraite. Que cet acte soit mûri, pensé, fruit d’un libre choix. Le contraire d’une obligation rendue nécessaire par les circonstances, d’un acte mû par l’urgence et générateur de stress.

Même si de nos jours il est rare de voir des sexagénaires opter pour la vie en résidence, il est souhaitable que la personne âgée qui entre en maison de retraite soit encore capable de se réinvestir dans un autre mode de vie. Une période de test, par exemple un court séjour pendant la période des vacances, peut parfois être profitable. La personne âgée peut alors évaluer la qualité de son nouvel environnement éventuel, sans s’engager définitivement.


Quels sont les facteurs entrant en ligne de compte ?

 

Le degré d’autonomie :le degré d’autonomie de votre proche est-il suffisant pour permettre un maintien à domicile suffisamment sûr et encadré ?

 

Le choix d'une maison de retraite adaptée dépend du degré de dépendance de la personne âgé, afin d’orienter vos recherches vers des maisons de retraite adaptées.

 

L’adaptation du domicile : le domicile de votre proche répond-il aux exigences de la personne en perte d’autonomie ? Les adaptations nécessaires peuvent-elles être aisément réalisées ? Etes-vous prêt à en assumer le coût ?

 

L'aide à domicile : est-elle disponible ? A quel coût ?

 

L’entourage : Peut-il prendre en charge tout ou partie de l’assistance à la personne âgée dépendante ?

 

La solitude : lorsqu’une personne demeure seule, sans son conjoint, elle peut rapidement souffrir de solitude. Votre proche est-il susceptible d'en souffrir ?

 

Avant les visites : car le fait d'en visiter plusieurs est un bon moyen pour aider à déterminer ses réels besoins, il faut :


Evaluer ses besoins médicaux spécifiques pour que la résidence soit adaptée au niveau des soins.

 

Etudier ses revenus. Il convient de calculer les ressources dont vous disposez pour assurer le coût de votre hébergement. Selon les régions et le niveau des prestations offertes, les tarifs fluctuent énormément. Prenez en compte dans ce calcul, outre les revenus de la personne âgée, son épargne disponible, les diverses allocations dont elle peut bénéficier, ainsi que le soutien financier que peuvent lui apporter ses proches.

 

Choisir une zone géographique favorisant les visites, facteur essentiel. Il est important que la famille et les proches puissent aisément rendre visite à la personne âgée dans sa nouvelle résidence. Néanmoins, le coût des maisons de retraite en centre-ville est souvent très élevé, rendant ainsi nécessaire un certain éloignement. Il faut alors considérer l’accessibilité de l’établissement : proximité d’une gare, d’une sortie d’autoroute, existence de navettes mises en place par la maison de retraite, etc.

 

Réfléchir à une probable date d'entrée. Souvent, le choix d’une maison de retraite est effectué dans l’urgence. Lorsque ce n’est pas le cas, il est important de respecter l’équilibre entre le temps nécessaire à une recherche sérieuse et l’inutilité d’un délai trop long, source d’angoisse. Un minimum de temps est toutefois nécessaire pour visiter les maisons de retraite et mûrir le projet de votre proche.


L
ors des visites :

Rencontrer un responsable de l'établissement, afin de juger de votre entente réciproque.

Prendre en compte l'attitude du personnel, du respect des habitudes de vie de chacun, l'ambiance de l'établissement, le niveau d'animation, la réalité du projet de vie, la qualité des repas.

 

 

Lors du choix définitif, il faut prendre le temps de bien comprendre la réalité de votre contrat de séjour.

Avant l’entrée dans la maison de retraite, le responsable doit vous proposer un contrat écrit. Il doit notamment préciser :

-          La durée de l’hébergement (déterminée ou indéterminée),

-          La liste des prestations offertes et leur prix (logement, restauration, blanchissage…),

-          Les modalités de facturation en cas d’absence du résident,

-          Les conditions et modalités de la résiliation.

 

Il faut laisser à la personne âgée et à son entourage un temps d’adaptation à ce nouveau lieu de vie mais très rapidement, le nouveau résident trouve ses repères et les proches sont tranquillisés.

 

La maison de retraite est un lieu de vie qui s’adapte à l’âge et l’état de santé des résidents. Ainsi nombre de gestes devenus difficiles dans la vie courante (prise de médicament, toilette, repas, sortie en ville…) sont entièrement pris en charge et organisés par la maison de retraite. Les résidents se sentent sécurisés en collectivité et trouvent leur rythme dans le cadre des activités proposées.

 

Les aides financières :

 

L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)

 

L’Allocation personnalisée à l’autonomie remplace la Prestation spécifique dépendance. L’APA est une prestation en nature affectée à une personne âgée en perte d’autonomie pour l’achat de biens et de services définis par un plan d’aide élaboré par une équipe médico sociale.

 

QUI PEUT LA DEMANDER ?

Toute personne âgée de 60 ans

- résidant en France

- qui atteste d’une résidence stable

- qui a besoin d’une aide pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne (se laver, se déplacer, se nourrir.. ) ou dont l’état nécessite une surveillance régulière


Sont aussi éligibles à l'APA :

-          Les étrangers titulaires de la carte de résident ou d'un titre de séjour exigé pour résider régulièrement en France

-          Les bénéficiaires de l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), deux mois avant leur soixantième anniversaire, et deux mois avant chaque date d'échéance de versement de cette allocation ;

-          Les personnes titulaires de la PSD


La demande doit être faite deux mois avant chaque date d'échéance de versement de la prestation. L'article 17 de la loi instaurant l’APA aménage jusqu'en 2004, une période de transition pendant laquelle les articles du code de l'action sociale et des familles relatifs à la PSD continuent à s'appliquer tant que les bénéficiaires de cette prestation n'auront pas sollicité l'octroi de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).

Les revenus ne sont pas pris en compte pour l’attribution de l’aide.

 QUI L'ATTRIBUE ?

L’APA est servie par le département, sur décision du président du conseil général après avis d’une commission présidée par le président du conseil général ou son représentant.

Cette commission réunit des représentants du département et des organismes de sécurité sociale.

 OU RETIRER LES DOSSIERS ?

Au Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre mairie.


Au bureau "personnes âgées" des services sociaux du département


Ce dossier est adressé au président du conseil général qui dispose d'un délai de dix jours pour en accuser réception et pour informer de son dépôt le maire de la commune de résidence du demandeur.


Si le dossier présenté est incomplet, le président du conseil général fait connaître au demandeur dans le délai de dix jours à compter de la réception de la demande le nombre et la nature des pièces justificatives manquantes

 

COMMENT LE DOSSIER EST-IL INSTRUIT ?

Chaque demandeur dont le dossier est accepté demandeur reçoit la visite d’un membre au moins d’une équipe médico-sociale qui comprend au moins un médecin et un travailleur social. (art 13).


Cette équipe dite commission médico-sociale est chargée d’évaluer le degré de perte d’autonomie du demandeur et d'élaborer un plan d'aide.


- La personne âgée peut demander à être assistée de son médecin traitant

- Le président du conseil général décide du plan d’aide.

- Au cours de la visite à domicile effectuée par l'un au moins des membres de l'équipe médico-sociale, l'intéressé et, le cas échéant, son tuteur ou ses proches reçoivent tous conseils et informations en rapport avec le besoin d'aide du postulant à l'allocation personnalisée d'autonomie. Ils sont notamment informés que l'équipe médico-sociale doit avoir connaissance de tout changement dans la situation de l'intéressé.

Dans un délai de trente jours à compter de la date du dépôt du dossier de demande complet, l'équipe médico-sociale adresse une proposition de plan d'aide à l'intéressé, assortie de l'indication du taux de sa participation financière.


La personne âgée ou son représentant dispose d'un délai de dix jours, à compter de la date de réception de la proposition, pour présenter ses observations et en demander la modification; dans ce cas, une proposition définitive lui est adressée dans les huit jours.


En cas de refus exprès ou d'absence de réponse de l'intéressé à cette proposition dans le délai de dix jours, la demande d'allocation personnalisée d'autonomie est alors réputée refusée.



Lorsque le degré de perte d'autonomie de l'intéressé ne justifie pas l'établissement d'un plan d’aide, la commission peut se livrer à des recommandations écrites. Un compte rendu de visite est établi dans tous les cas.

QUAND LES DROITS SONT-ILS OUVERTS ?

Le droit à l’APA est ouvert à compter de la date de dépôt du dossier de demande dûment complété. La réponse sera notifiée dans un délai de deux mois.

A défaut, l’APA est accordée pour un montant forfaitaire fixé par décret à compter de la date de dépôt de dossier et jusqu’à la notification d’une décision expresse.

 

COMMENT EST EVALUEE LA PERTE D'AUTONOMIE ?

Le degré de perte d'autonomie des demandeurs de l'APA est évalué par référence à la grille Aggir (Action gérontologique- groupe iso ressources). Les données recueillies à l'aide de la grille permettent de classer les demandeurs en six groupes en fonction des aides directes à la personne et des aides techniques nécessitées en fonction de leur état.


Les personnes classées dans l'un des groupes 1 à 4 de la grille bénéficient de l'allocation personnalisée d'autonomie sous réserve de remplir les conditions d'âge et de résidence.

Quel est le montant de l'aide ?

L'allocation personnalisée à l'autonomie est une prestation d'aide sociale ouverte à tous. Personne ne peut en être exclu en raison de ses revenus.

 UNE AIDE DIFFERENCIEE EN FONCTION DE LA PERTE D'AUTONOMIE

-          Le montant maximal de ce plan d’aide est fixé par un tarif national, revalorisé au 1er janvier de chaque année en fonction de l’indice des prix.

-          GIR I: 1,19 fois le montant de la majoration pour aide constante d'une tierce personne. Soit 1 066,94 € - 6998,87 F /mois (dépendance la plus lourde)

-          GIR II: 1,02 fois le montant de la majoration pour aide constante d'une tierce personne. Soit 914,54€ - 5 998,86 F/ mois.

-          GIR III: 0,765 fois le montant de la majoration pour aide constante d'une tierce personne. Soit 685,89€ - 4 499,14 F / mois

-          GIR IV: 0,51 fois le montant de la majoration pour aide constante d'une tierce personne. Soit 457,26 € - 2 999,43F / mois (dépendance la moins lourde).

 

Urgences : En cas d’urgence, le président du conseil général attribue l’APA à titre provisoire. Généralement pour deux mois. Son montant forfaitaire, fixé par décret, est fixé

-          à domicile à 50% de l'APA la plus élevée.

-          en maison de retraite à à 50 % du tarif dépendance de l'établissement applicable aux résidents classés dans les GIR 1 et 2.


LES REVENUS SONT-ILS PRIS EN COMPTE DANS LA DECISION D'ATTRIBUTION ?

Personne n'est exclu de l'APA en raison de ses revenus.

En revanche, un "ticket modérateur" est instauré : toute personne âgée participe au financement du plan d'aide en fonction de ses revenus.

 

QUELS REVENUS SONT PRIS EN COMPTE POUR LE CALCUL DU TICKET MODERATEUR ?

 Le calcul du ticket modérateur tient compte :

-          du revenu déclaré sur le dernier avis d'imposition ou de non-imposition,

-          des revenus soumis au prélèvement libératoire en application de l'article 125A du code général des impôts.

-          des revenus du conjoint, du concubin ou de la personne avec qui il a été conclu un pacte civil de solidarité pour l'année civile de référence

-          des biens ou capitaux qui ne sont ni exploités ni placés, censés procurer aux intéressés un revenu annuel évalué à 50 % de leur valeur locative s'il s'agit d'immeubles bâtis, à 80 % de cette valeur s'il s'agit de terrains non bâtis et à 3 % des capitaux.

 

Le calcul du ticket modérateur ne tient pas compte :

-          de la résidence principale lorsqu'elle est occupée par l'intéressé, son conjoint, son concubin ou la personne avec qui il a conclu un pacte civil de solidarité, ses enfants ou petits-enfants.

-          des rentes viagères constituées par la personne âgée elle-même ou par des membres de sa famille

-          des aides financières apportées par les membres de la famille pour financer l’aide à la perte d’autonomie

-          des prestations sociales en nature dues au titre de l'assurance maladie, maternité, invalidité ou de l'assurance accident du travail ou au titre de la couverture maladie universelle,

-          des allocations de logement ainsi que l'aide personnalisée au logement

-          de la prise en charge des frais funéraires (art. L. 435-1 du code de la sécurité sociale) ;

-          du capital décès servi par un régime de sécurité sociale.

COMMENT L'APA EST-ELLE VERSEE ?

L’APA est versée mensuellement.


La décision d'accorder l'APA mentionne

-          le montant mensuel de l'allocation,

-          le montant de la participation financière du bénéficiaire

-          le montant du premier versement


En fonction du type de dépenses, une partie peut être versée selon une périodicité différente qui ne peut prendre en compte que des dépenses correspondant à quatre mensualités groupées au cours d'une même année.


Si le bénéficiaire est d’accord, l’APA peut être versée directement à une associations d’aide à domicile ou à une maison de retraite.

Cet accord peut être repris à tout moment par le bénéficiaire


Lorsqu'elle est versée directement à son bénéficiaire, l'allocation personnalisée d'autonomie est mandatée au plus tard le 10 du mois au titre duquel elle est versée.


Le premier versement intervient le mois qui suit celui de la décision d'attribution. Il comprend le versement de l'allocation personnalisée d'autonomie due à compter de la date du dépôt du dossier complet.

 

L'aide sociale

 

Sous conditions de ressources et pour toute personne âgée de 65 ans et plus ( ou 60 ans, en cas d'inaptitude au travail ), le département participe à la prise en charge totale ou partielle des frais d'hébergements en établissement d'accueil pour personne âgée. L'établissement d'accueil doit cependant être agrée par le département.

Le dossier est à retirer au Centre Communal d'Action sociale de la Mairie du domicile du demandeur. La décision est prise par la commission d'admission à l'aide sociale.


L'intéressé(e) participe à concurrence de 90 % de ses ressources. Les sommes laissées à disposition de la personne âgée ne peuvent être inférieur à 10% du minimum vieillesse. Le montant de l'aide sociale peut-être récupéré sur l'actif successoral au décès du bénéficiaire. De plus, il est fait appel, par le biais de l'obligation alimentaire, à la participation des descendants, enfants et parfois petits - enfants.

 

L'allocation logement

 

Cette aide peut aider le résident à assumer en partie ses frais d'hébergement en maison de retraite ou en foyer logement.

 

Le montant est fonction des ressources de l'allocataire, du coût de l'hébergement, du type d'établissement, et de son lieu d'implantation.

Le logement doit être salubre et sa superficie au moins égale à 9 m2 pour une personne seule et à 16 m2 pour deux personnes.

 

Les mesures de protection :

La sauvegarde de justice

 

C'est une mesure de protection provisoire, limitée dans le temps.

Le majeur ainsi protégé conserve ses droits, mais les actes qu'il a passés peuvent être annulés ou réduits.

 

Ce régime doit être envisagé lorsqu'il y a urgence à protéger une personne en attendant que la mise sous tutelle ou sous curatelle, dont la procédure exige un certain délai, soit réalisée.

 

Cette mesure est mise en place sur déclaration médicale ou sur décision du juge des tutelles.

 

La gestion est assurée par un mandataire. ce régime peut aboutir à une curatelle ou une tutelle.

 

La curatelle

 

C'est une mesure d'assistance

Elle s'applique "lorsqu'un majeur sans être hors d'état d'agir lui - même, a besoin d'être conseillé et contrôlé dans les actes de la vie civile " ( art 508 du code civil )

Le juge des tutelles peut énumérer les actes que le majeur en curatelle peut effectuer seul. C'est donc un régime d'une grande souplesse qui peut être adapté à chaque cas particulier.

Le majeur sous curatelle garde ses droits civils et politiques. Mais il ne peut sans l'assistance de son curateur accomplir des actes de disposition de son capital.

La curatelle peut être aggravée ( art 512 du code civil ). Le majeur perd alors le droit de gérer en tout ou partie ses revenus. La loi ne prévoit pas que le curateur joue un rôle de protection de la personne.

 

 

La tutelle

 

C'est une mesure de représentation

L'incapacité légale du majeur mis sous tutelle est absolue. Sauf exception autorisée par le juge des tutelles, le majeur sous tutelle ne peut accomplir les "actes de la vie civile " ( interdiction de voter).

C'est son tuteur, ou la personne qui en tient lieu ( administrateur légal ou administrateur spécial ) qui les accomplit pour lui. Le majeur perd la totalité de ses droits.

 

L’ ENTREE en Institution.

 

Les 7 droits fondamentaux des résidents

La loi n°2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale a notamment pour objectif de développer les droits des usagers fréquentant les établissements, services sociaux et médico-sociaux.

Le respect des droits et libertés des personnes âgées dépendantes concerne tous les lieux de vie : Foyers Logement, Résidences, Maisons de Retraite, Unités de soins Longue Durée…

L’Article L. 311-3 du Code de l’Action Sociale et de la Famille vient préciser les droits fondamentaux des résidents accueillis en maison de retraite.

1. Respect de la dignité, intégrité, vie privée, intimité, sécurité

2. Libre choix entre les prestations domicile/établissement

3. Prise en charge ou accompagnement individualisé et de qualité, respectant un consentement éclairé.

4. Confidentialité des données concernant le résident

5. Accès à l’information

6. Information sur les droits fondamentaux et les voies de recours

7. Participation directe au projet d’accueil et d’accompagnement

 

Le contrat de séjour ou le document individuel de prise en charge

Depuis le 28 novembre 2004, toute personne entrant en maison de retraite doit conclure un contrat de séjour. Ce document est obligatoire pour tout séjour continu ou discontinu d’une durée supérieure à deux mois. Avant d’entrée dans la maison de retraite, ou au plus tard dans la quinzaine qui suit l’admission, le responsable doit vous proposer un contrat écrit. Il doit notamment préciser:

-          La durée du séjour (déterminée ou indéterminée),

-          Les objectifs de la prise en charge,

-          La liste des prestations offertes et leur prix (logement, restauration, blanchissage…),

-          Les soins dispensés,

-          Le coût du séjour,

-          Les modalités de facturation en cas d’absence ou d’hospitalisation du résidant,

-          Les conditions et modalités de la résiliation.

-          Au cours des six mois suivant l’admission, un avenant est établi pour préciser les objectifs visés et les prestations fournies.

-          Le contrat est réactualisé chaque année si cela est nécessaire.

-          Lorsque la personne âgée n'est pas en mesure de mener elle-même la procédure, son représentant légal (un membre de la famille, par exemple) le fera à sa place.

 

Le livret d’accueil

Il doit être remis à la personne prise en charge ou à son représentant légal lors de l’accueil.

 

Ce livret comporte le règlement de fonctionnement définissant les droits et les devoirs de la personne accueillie ainsi que les obligations et devoirs liés à la vie collective. En outre, la charte des droits et libertés des personnes accueillies doit y être annexée.


 

Le projet de soins

Le projet de soins est déterminé en tenant compte de l’état de santé physique et psychique du résident, de ses besoins, ainsi que de son niveau de dépendance.

Au-delà des simples soins et des traitements, le projet de soins vise à prendre globalement en charge la personne âgée. Il permet de mettre en place des actions de préventions de la perte d’autonomie, d’éviter la désorientation des résidents.

Tous les membres de l’équipe soignante prennent part au projet et sont sollicités dans ce cadre.

 

L’équipe soignante

 

Le médecin coordonnateur qui dirige l’équipe soignante a pour objectif de garantir la prise en charge gériatrique optimale des résidents de la maison de retraite où il exerce.

Avec le reste de l’équipe soignante, il détermine les priorités des soins, coordonne l’intervention des prestataires de soins externes à l’établissement et doit veiller à la maîtrise des dépenses de santé au sein de la résidence. Il doit également assurer la formation gériatrique continue du personnel et donner son avis sur les admissions.

 

L’infirmière référente va seconder le médecin coordonnateur, encadrer et animer de facto l’équipe soignante, et surtout s’assurer du respect des prescriptions et de la continuité des soins.

 

Enfin, les aides soignantes et les aides médico-psychologiques, qui interviennent de manière polyvalente dans le fonctionnement de la maison de retraite. Ces employés sont en contact permanent avec les résidents, qu’ils accompagnent au quotidien.

 

Les soins gérontologiques en maison de retraite

Le personnel de l’équipe soignante est bien évidemment tenu de s’occuper de l’état de santé de chaque résident dès lors qu’un quelconque soin est requis. Les pouvoirs publics requièrent néanmoins des établissements d’accueil pour personnes âgées que l’accent soit mis sur :

-          La prévention des troubles mentaux ;

-          La prévention et le traitement de la douleur ;

-          Les escarres ;

-          L’incontinence ;

-          Les traitements en fin de vie.


 

QUELQUES CONSEILS

 

Associer la personne âgée

Dans la mesure du possible, il est capital d’associer la personne âgée au processus de décision. Son implication et son adhésion seront les clés d’une intégration réussie.


N’attendez pas le dernier moment

L’entrée en maison de retraite est d’autant plus traumatisante qu’elle s’effectue dans l’urgence. Si vous prenez soin d’aborder ce tournant de la vie en dialoguant et en préparant votre proche à ce changement, vous adoucirez sensiblement cette expérience. L’anticipation est alors la plus sage des attitudes.


Visitez plusieurs établissements

Les visites permettent de lever toutes les incertitudes. C’est le meilleur moyen de choisir l’établissement qui répond effectivement à vos besoins.


Restez disponibles

Les premiers mois du séjour sont très importants. Restez en contact régulier avec la personne âgée, prenez des nouvelles auprès de la direction, consultez le médecin coordonnateur sur l’évolution de son état de santé. N’hésitez pas à vous faire le porte-parole de votre proche pour évoquer ses goûts, parler de ses habitudes de vie, de son vécu, etc.

 

Dossier réalisé avec l’aide de différents site Internet : Agevillage, Cap retraite,

 

Agevillage, bien vieillir et accompagner le grand âge : aide à domicile aux personnes âgées, dépendance des personnes agées, guide des maisons de retraite, aides financières, aide sociale, ... : www.agevillage.com/

Cap Retraite : consultez le guide de l'APA - leur guide de l’entrée en maison de retraite - leur nouveau blog - articles abordant des thèmes variés, au gré de l'actualité : Actualité des seniors, Maisons de retraite, Santé et dépendance (incluant une section Alzheimer), Droit et subvention, Gérontechnologie, Lien intergénérationnel, Initiatives…