Réunion de familles – mars 2007 – Arnaud FRAISSE
« L’entrée en Institution , fatalité ou nouvelle
vie ?
Comment gérer et
accepter ce changement ? »
Les statuts juridiques
Les maisons de retraite publiques
Elles
appartiennent et sont gérées par la commune ou le département. Le prix de ces établissements,
est fixé par le conseil général du département. Tous les résidants qui n'ont
pas les ressources nécessaires pour entrer dans ces établissements peuvent
bénéficier de l'aide sociale.
Les maisons de retraite privées
associatives ou commerciales
Elles
appartiennent et sont gérées par des groupes privés, des associations loi 1901,
des caisses de retraite, des mutuelles, ou des fondations. Ces établissements
ont pour la plupart l'agrément des DDASS qui prennent en charge le complément
du prix de journée que le résidant ne peut supporter et qui est fixé par le
conseil général.
Les
différents types de structures d'Accueil
Le
Foyer Logement
Ce type
d'accueil s'adresse aux personnes âgées encore valides qui souhaitent un
environnement sécurisé et une assistance dans la vie domestique quotidienne. Il
s'agit d'un logement indépendant avec la possibilité d'utiliser des services
collectifs tels que, le restaurant, la blanchisserie, bibliothèque… Cette
formule permet aux personnes de plus de 60 ans d'éviter la solitude, tout en
restant indépendantes.
La
Résidence Service
Ce type
d'accueil s'adresse aux personnes âgées encore valides qui souhaitent louer ou
acheter un logement. C'est un peu près la même formule que le foyer logement
mais les résidences services offrent des prestations hôtelières plus "
standing " que le foyer logement et plus de services à la personne. Les
tarifs sont aussi plus élevés.
La
maison de retraite médicalisée
Il s'agit
d'un hébergement collectif médicalisé qui s'adresse aux personnes âgées
dépendantes physiquement ou psychiquement. Elle permet aux personnes âgées en
perte d'autonomie de bénéficier de l'attention et des soins d'un personnel
permanent comprenant un médecin coordonnateur, des infirmières, des aides
soignantes, des auxiliaires de vie, des kinésithérapeutes, des orthophonistes,
et autres spécialistes. Ces établissements se nomment aussi EPHAD (
établissement d'hébergement pour Personne Agée Dépendante )
Le
Cantou
(Centre d'Animation Naturel Tiré
d'Occupations Utiles ), aussi appelé maintenant USA ( Unité Spécialisée
Alzheimer )
Il accueille des
personnes atteintes de désorientation, maladie d'Alzheimer ou troubles
apparentés. Son fonctionnement repose sur une unité de vie offrant une prise en
charge familiale et conviviale, à laquelle sont associées la personne âgée, sa
famille et le personnel.
Il existe deux types de cantou :
Ceux qui sont intégrés à une
maison de retraite médicalisée.
Ceux qui ont une existence et un
fonctionnement autonome.
Les Longs Séjours ou Unités de
Soins longues durée
Ce sont des
structures réservées aux personnes âgées dépendantes qui ont besoin d'une
surveillance médicale continue. Elles offrent du personnel médical continu,
médecins gériatres, infirmières et aides soignantes.
Une maison de retraite ne doit pas
être choisie sur un coup de tête.
En effet, il y a de nombreux
facteurs à prendre en considération, pour la personne concernée et l'entourage
familial.
Il existe
plus de 10 500 maisons de retraite en France. L'adaptation de la
résidence à sa propre situation reste le facteur essentiel pour le choix d'une
résidence. C'est pourquoi si le bouche à oreille peut être une source de
renseignement, il doit être tempéré par l'évaluation de sa propre situation.
Décider de
l’entrée en maison de retraite
L’idéal est donc de décider
de son entrée en maison de retraite. Que cet acte soit mûri, pensé, fruit d’un
libre choix. Le contraire d’une obligation rendue nécessaire par les
circonstances, d’un acte mû par l’urgence et générateur de stress.
Même si de nos jours il est rare
de voir des sexagénaires opter pour la vie en résidence, il est souhaitable que
la personne âgée qui entre en maison de retraite soit encore capable de se
réinvestir dans un autre mode de vie. Une période de test, par exemple un court
séjour pendant la période des vacances, peut parfois être profitable. La
personne âgée peut alors évaluer la qualité de son nouvel environnement
éventuel, sans s’engager définitivement.
Quels sont les facteurs entrant en
ligne de compte ?
Le degré d’autonomie :le degré
d’autonomie de votre proche est-il suffisant pour permettre un maintien à
domicile suffisamment sûr et encadré ?
Le choix d'une maison de retraite adaptée dépend du degré de
dépendance de la personne âgé, afin d’orienter vos recherches vers des maisons
de retraite adaptées.
L’adaptation du domicile : le
domicile de votre proche répond-il aux exigences de la personne en perte
d’autonomie ? Les adaptations nécessaires peuvent-elles être aisément réalisées
? Etes-vous prêt à en assumer le coût ?
L'aide à domicile :
est-elle disponible ? A quel coût ?
L’entourage : Peut-il prendre en
charge tout ou partie de l’assistance à la personne âgée dépendante ?
La solitude : lorsqu’une personne
demeure seule, sans son conjoint, elle peut rapidement souffrir de solitude.
Votre proche est-il susceptible d'en souffrir ?
Avant les
visites : car le fait d'en visiter plusieurs est un bon moyen pour aider à
déterminer ses réels besoins, il faut :
Evaluer ses besoins médicaux spécifiques pour que la résidence soit adaptée au
niveau des soins.
Etudier ses revenus. Il convient
de calculer les ressources dont vous disposez pour assurer le coût de votre
hébergement. Selon les régions et le niveau des prestations offertes, les
tarifs fluctuent énormément. Prenez en compte dans ce calcul, outre les revenus
de la personne âgée, son épargne disponible, les diverses allocations dont elle
peut bénéficier, ainsi que le soutien financier que peuvent lui apporter ses
proches.
Choisir une zone géographique
favorisant les visites, facteur essentiel. Il est important que la famille et
les proches puissent aisément rendre visite à la personne âgée dans sa nouvelle
résidence. Néanmoins, le coût des maisons de retraite en centre-ville est souvent
très élevé, rendant ainsi nécessaire un certain éloignement. Il faut alors
considérer l’accessibilité de l’établissement : proximité d’une gare, d’une
sortie d’autoroute, existence de navettes mises en place par la maison de
retraite, etc.
Réfléchir à une probable date
d'entrée. Souvent, le choix d’une maison de retraite est effectué dans
l’urgence. Lorsque ce n’est pas le cas, il est important de respecter
l’équilibre entre le temps nécessaire à une recherche sérieuse et l’inutilité
d’un délai trop long, source d’angoisse. Un minimum de temps est toutefois
nécessaire pour visiter les maisons de retraite et mûrir le projet de votre
proche.
Lors des visites :
Rencontrer un responsable de
l'établissement, afin de juger de votre entente réciproque.
Prendre en compte l'attitude du
personnel, du respect des habitudes de vie de chacun, l'ambiance de
l'établissement, le niveau d'animation, la réalité du projet de vie, la qualité
des repas.
Lors du choix définitif, il faut
prendre le temps de bien comprendre la réalité de votre contrat de séjour.
Avant l’entrée dans la maison de
retraite, le responsable doit vous proposer un contrat écrit. Il doit notamment
préciser :
-
La durée de l’hébergement (déterminée ou indéterminée),
-
La liste des prestations offertes et leur prix (logement,
restauration, blanchissage…),
-
Les modalités de facturation en cas d’absence du résident,
-
Les conditions et modalités de la résiliation.
Il faut laisser à la personne âgée
et à son entourage un temps d’adaptation à ce nouveau lieu de vie mais très
rapidement, le nouveau résident trouve ses repères et les proches sont
tranquillisés.
La maison de retraite est un lieu
de vie qui s’adapte à l’âge et l’état de santé des résidents. Ainsi nombre de
gestes devenus difficiles dans la vie courante (prise de médicament, toilette,
repas, sortie en ville…) sont entièrement pris en charge et organisés par la
maison de retraite. Les résidents se sentent sécurisés en collectivité et
trouvent leur rythme dans le cadre des activités proposées.
Les aides
financières :
L'Allocation Personnalisée
d'Autonomie (APA)
L’Allocation personnalisée à
l’autonomie remplace la Prestation spécifique dépendance. L’APA est une
prestation en nature affectée à une personne âgée en perte d’autonomie pour
l’achat de biens et de services définis par un plan d’aide élaboré par une
équipe médico sociale.
Toute personne âgée de 60 ans
- résidant en France
- qui atteste d’une résidence
stable
- qui a besoin d’une aide pour
accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne (se laver, se déplacer, se
nourrir.. ) ou dont l’état nécessite une surveillance régulière
Sont aussi éligibles à l'APA :
-
Les étrangers titulaires de la carte de résident ou d'un
titre de séjour exigé pour résider régulièrement en France
-
Les bénéficiaires de l'allocation compensatrice pour tierce
personne (ACTP), deux mois avant leur soixantième anniversaire, et deux mois
avant chaque date d'échéance de versement de cette allocation ;
-
Les personnes titulaires de la PSD
La demande doit être faite deux mois avant chaque date d'échéance de versement
de la prestation. L'article 17 de la loi instaurant l’APA aménage jusqu'en
2004, une période de transition pendant laquelle les articles du code de
l'action sociale et des familles relatifs à la PSD continuent à s'appliquer
tant que les bénéficiaires de cette prestation n'auront pas sollicité l'octroi
de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).
Les revenus ne sont pas pris en
compte pour l’attribution de l’aide.
L’APA est servie par le
département, sur décision du président du conseil général après avis d’une
commission présidée par le président du conseil général ou son représentant.
Cette commission réunit des représentants du département et des organismes de
sécurité sociale.
Au Centre communal d’action sociale
(CCAS) de votre mairie.
Au bureau "personnes âgées" des services sociaux du département
Ce dossier est adressé au président du conseil général qui dispose d'un délai
de dix jours pour en accuser réception et pour informer de son dépôt le maire
de la commune de résidence du demandeur.
Si le dossier présenté est incomplet, le président du conseil général fait
connaître au demandeur dans le délai de dix jours à compter de la réception de
la demande le nombre et la nature des pièces justificatives manquantes
Chaque demandeur dont le dossier
est accepté demandeur reçoit la visite d’un membre au moins d’une équipe
médico-sociale qui comprend au moins un médecin et un travailleur social. (art
13).
Cette équipe dite commission médico-sociale est chargée d’évaluer le degré de
perte d’autonomie du demandeur et d'élaborer un plan d'aide.
- La personne âgée peut demander à être assistée de son médecin traitant
- Le président du conseil général
décide du plan d’aide.
- Au cours de la visite à domicile
effectuée par l'un au moins des membres de l'équipe médico-sociale, l'intéressé
et, le cas échéant, son tuteur ou ses proches reçoivent tous conseils et
informations en rapport avec le besoin d'aide du postulant à l'allocation
personnalisée d'autonomie. Ils sont notamment informés que l'équipe
médico-sociale doit avoir connaissance de tout changement dans la situation de
l'intéressé.
Dans un délai de trente jours à
compter de la date du dépôt du dossier de demande complet, l'équipe
médico-sociale adresse une proposition de plan d'aide à l'intéressé, assortie
de l'indication du taux de sa participation financière.
La personne âgée ou son représentant dispose d'un délai de dix jours, à compter
de la date de réception de la proposition, pour présenter ses observations et
en demander la modification; dans ce cas, une proposition définitive lui est
adressée dans les huit jours.
En cas de refus exprès ou d'absence de réponse de l'intéressé à cette
proposition dans le délai de dix jours, la demande d'allocation personnalisée
d'autonomie est alors réputée refusée.
Lorsque
le degré de perte d'autonomie de l'intéressé ne justifie pas l'établissement
d'un plan d’aide, la commission peut se livrer à des recommandations écrites.
Un compte rendu de visite est établi dans tous les cas.
Le droit à l’APA est ouvert à
compter de la date de dépôt du dossier de demande dûment complété. La réponse
sera notifiée dans un délai de deux mois.
A défaut, l’APA est accordée pour
un montant forfaitaire fixé par décret à compter de la date de dépôt de dossier
et jusqu’à la notification d’une décision expresse.
Le degré de perte d'autonomie des
demandeurs de l'APA est évalué par référence à la grille Aggir (Action
gérontologique- groupe iso ressources). Les données recueillies à l'aide de la
grille permettent de classer les demandeurs en six groupes en fonction des
aides directes à la personne et des aides techniques nécessitées en fonction de
leur état.
Les personnes classées dans l'un des groupes 1 à 4 de la grille bénéficient de
l'allocation personnalisée d'autonomie sous réserve de remplir les conditions
d'âge et de résidence.
L'allocation personnalisée à
l'autonomie est une prestation d'aide sociale ouverte à tous. Personne ne peut
en être exclu en raison de ses revenus.
-
Le montant maximal de ce plan d’aide est fixé par un tarif
national, revalorisé au 1er janvier de chaque année en fonction de l’indice des
prix.
-
GIR I: 1,19 fois le montant de la majoration pour aide
constante d'une tierce personne. Soit 1 066,94 € - 6998,87 F /mois (dépendance
la plus lourde)
-
GIR II: 1,02 fois le montant de la majoration pour aide
constante d'une tierce personne. Soit 914,54€ - 5 998,86 F/ mois.
-
GIR III: 0,765 fois le montant de la majoration pour aide
constante d'une tierce personne. Soit 685,89€ - 4 499,14 F / mois
-
GIR IV: 0,51 fois le montant de la majoration pour aide
constante d'une tierce personne. Soit 457,26 € - 2 999,43F / mois (dépendance
la moins lourde).
Urgences : En cas d’urgence, le
président du conseil général attribue l’APA à titre provisoire. Généralement
pour deux mois. Son montant forfaitaire, fixé par décret, est fixé
-
à domicile à 50% de l'APA la plus élevée.
-
en maison de retraite à à 50 % du tarif dépendance de
l'établissement applicable aux résidents classés dans les GIR 1 et 2.
Personne n'est exclu de l'APA en
raison de ses revenus.
En revanche, un "ticket
modérateur" est instauré : toute personne âgée participe au financement du
plan d'aide en fonction de ses revenus.
Le calcul du ticket modérateur tient compte :
-
du revenu déclaré sur le dernier avis d'imposition ou de
non-imposition,
-
des revenus soumis au prélèvement libératoire en application
de l'article 125A du code général des impôts.
-
des revenus du conjoint, du concubin ou de la personne avec
qui il a été conclu un pacte civil de solidarité pour l'année civile de
référence
-
des biens ou capitaux qui ne sont ni exploités ni placés,
censés procurer aux intéressés un revenu annuel évalué à 50 % de leur valeur
locative s'il s'agit d'immeubles bâtis, à 80 % de cette valeur s'il s'agit de
terrains non bâtis et à 3 % des capitaux.
Le calcul du ticket modérateur ne
tient pas compte :
-
de la résidence principale lorsqu'elle est occupée par
l'intéressé, son conjoint, son concubin ou la personne avec qui il a conclu un
pacte civil de solidarité, ses enfants ou petits-enfants.
-
des rentes viagères constituées par la personne âgée
elle-même ou par des membres de sa famille
-
des aides financières apportées par les membres de la
famille pour financer l’aide à la perte d’autonomie
-
des prestations sociales en nature dues au titre de
l'assurance maladie, maternité, invalidité ou de l'assurance accident du
travail ou au titre de la couverture maladie universelle,
-
des allocations de logement ainsi que l'aide personnalisée
au logement
-
de la prise en charge des frais funéraires (art. L. 435-1 du
code de la sécurité sociale) ;
-
du capital décès servi par un régime de sécurité sociale.
L’APA est versée mensuellement.
La décision d'accorder l'APA mentionne
-
le montant mensuel de l'allocation,
-
le montant de la participation financière du bénéficiaire
-
le montant du premier versement
En fonction du type de dépenses, une partie peut être versée selon une
périodicité différente qui ne peut prendre en compte que des dépenses
correspondant à quatre mensualités groupées au cours d'une même année.
Si le bénéficiaire est d’accord, l’APA peut être versée directement à une
associations d’aide à domicile ou à une maison de retraite.
Cet accord peut être repris à tout
moment par le bénéficiaire
Lorsqu'elle est versée directement à son bénéficiaire, l'allocation
personnalisée d'autonomie est mandatée au plus tard le 10 du mois au titre
duquel elle est versée.
Le premier versement intervient le mois qui suit celui de la décision
d'attribution. Il comprend le versement de l'allocation personnalisée
d'autonomie due à compter de la date du dépôt du dossier complet.
Sous conditions de ressources et
pour toute personne âgée de 65 ans et plus ( ou 60 ans, en cas d'inaptitude au
travail ), le département participe à la prise en charge totale ou partielle
des frais d'hébergements en établissement d'accueil pour personne âgée.
L'établissement d'accueil doit cependant être agrée par le département.
Le dossier est à retirer au Centre
Communal d'Action sociale de la Mairie du domicile du demandeur. La décision
est prise par la commission d'admission à l'aide sociale.
L'intéressé(e) participe à concurrence de 90 % de ses ressources. Les sommes
laissées à disposition de la personne âgée ne peuvent être inférieur à 10% du
minimum vieillesse. Le montant de l'aide sociale peut-être récupéré sur l'actif
successoral au décès du bénéficiaire. De plus, il est fait appel, par le biais
de l'obligation alimentaire, à la participation des descendants, enfants et
parfois petits - enfants.
Cette aide peut aider le résident
à assumer en partie ses frais d'hébergement en maison de retraite ou en foyer
logement.
Le montant est fonction des
ressources de l'allocataire, du coût de l'hébergement, du type d'établissement,
et de son lieu d'implantation.
Le logement doit être salubre et
sa superficie au moins égale à 9 m2 pour une personne seule et à 16 m2 pour
deux personnes.
C'est une mesure de protection
provisoire, limitée dans le temps.
Le majeur ainsi protégé conserve
ses droits, mais les actes qu'il a passés peuvent être annulés ou réduits.
Ce régime doit être envisagé
lorsqu'il y a urgence à protéger une personne en attendant que la mise sous
tutelle ou sous curatelle, dont la procédure exige un certain délai, soit
réalisée.
Cette mesure est mise en place sur
déclaration médicale ou sur décision du juge des tutelles.
La gestion est assurée par un
mandataire. ce régime peut aboutir à une curatelle ou une tutelle.
C'est une mesure d'assistance
Elle s'applique "lorsqu'un
majeur sans être hors d'état d'agir lui - même, a besoin d'être conseillé et
contrôlé dans les actes de la vie civile " ( art 508 du code civil )
Le juge des tutelles peut énumérer
les actes que le majeur en curatelle peut effectuer seul. C'est donc un régime
d'une grande souplesse qui peut être adapté à chaque cas particulier.
Le majeur sous curatelle garde ses
droits civils et politiques. Mais il ne peut sans l'assistance de son curateur
accomplir des actes de disposition de son capital.
La curatelle peut être aggravée (
art 512 du code civil ). Le majeur perd alors le droit de gérer en tout ou
partie ses revenus. La loi ne prévoit pas que le curateur joue un rôle de
protection de la personne.
C'est une mesure de représentation
L'incapacité légale du majeur mis
sous tutelle est absolue. Sauf exception autorisée par le juge des tutelles, le
majeur sous tutelle ne peut accomplir les "actes de la vie civile " (
interdiction de voter).
C'est son tuteur, ou la personne
qui en tient lieu ( administrateur légal ou administrateur spécial ) qui les
accomplit pour lui. Le majeur perd la totalité de ses droits.
L’ ENTREE en Institution.
Les 7
droits fondamentaux des résidents
La loi n°2002-2 du 2 janvier 2002
rénovant l’action sociale et médico-sociale a notamment pour objectif de
développer les droits des usagers fréquentant les établissements, services
sociaux et médico-sociaux.
Le respect des droits et libertés
des personnes âgées dépendantes concerne tous les lieux de vie : Foyers
Logement, Résidences, Maisons de Retraite, Unités de soins Longue Durée…
L’Article L. 311-3 du Code de
l’Action Sociale et de la Famille vient préciser les droits fondamentaux des
résidents accueillis en maison de retraite.
1. Respect
de la dignité, intégrité, vie privée, intimité, sécurité
2. Libre
choix entre les prestations domicile/établissement
3. Prise en
charge ou accompagnement individualisé et de qualité, respectant un
consentement éclairé.
4.
Confidentialité des données concernant le résident
5. Accès à
l’information
6.
Information sur les droits fondamentaux et les voies de recours
7. Participation
directe au projet d’accueil et d’accompagnement
Le contrat
de séjour ou le document individuel de prise en charge
Depuis le 28 novembre 2004, toute
personne entrant en maison de retraite doit conclure un contrat de séjour. Ce
document est obligatoire pour tout séjour continu ou discontinu d’une durée
supérieure à deux mois. Avant d’entrée dans la maison de retraite, ou au plus
tard dans la quinzaine qui suit l’admission, le responsable doit vous proposer
un contrat écrit. Il doit notamment préciser:
-
La durée du séjour (déterminée ou indéterminée),
-
Les objectifs de la prise en charge,
-
La liste des prestations offertes et leur prix (logement,
restauration, blanchissage…),
-
Les soins dispensés,
-
Le coût du séjour,
-
Les modalités de facturation en cas d’absence ou
d’hospitalisation du résidant,
-
Les conditions et modalités de la résiliation.
-
Au cours des six mois suivant l’admission, un avenant est
établi pour préciser les objectifs visés et les prestations fournies.
-
Le contrat est réactualisé chaque année si cela est
nécessaire.
-
Lorsque la personne âgée n'est pas en mesure de mener
elle-même la procédure, son représentant légal (un membre de la famille, par
exemple) le fera à sa place.
Le livret d’accueil
Il doit être remis à la personne
prise en charge ou à son représentant légal lors de l’accueil.
Ce livret comporte le règlement de
fonctionnement définissant les droits et les devoirs de la personne accueillie
ainsi que les obligations et devoirs liés à la vie collective. En outre, la
charte des droits et libertés des personnes accueillies doit y être annexée.
Le projet
de soins
Le projet de soins est déterminé
en tenant compte de l’état de santé physique et psychique du résident, de ses
besoins, ainsi que de son niveau de dépendance.
Au-delà des simples soins et des
traitements, le projet de soins vise à prendre globalement en charge la
personne âgée. Il permet de mettre en place des actions de préventions de la
perte d’autonomie, d’éviter la désorientation des résidents.
Tous les membres de l’équipe
soignante prennent part au projet et sont sollicités dans ce cadre.
L’équipe
soignante
Le médecin coordonnateur qui
dirige l’équipe soignante a pour objectif de garantir la prise en charge
gériatrique optimale des résidents de la maison de retraite où il exerce.
Avec le reste de l’équipe
soignante, il détermine les priorités des soins, coordonne l’intervention des
prestataires de soins externes à l’établissement et doit veiller à la maîtrise
des dépenses de santé au sein de la résidence. Il doit également assurer la
formation gériatrique continue du personnel et donner son avis sur les
admissions.
L’infirmière référente va
seconder le médecin coordonnateur, encadrer et animer de facto l’équipe
soignante, et surtout s’assurer du respect des prescriptions et de la
continuité des soins.
Enfin, les aides
soignantes et les aides médico-psychologiques, qui interviennent de
manière polyvalente dans le fonctionnement de la maison de retraite. Ces
employés sont en contact permanent avec les résidents, qu’ils accompagnent au
quotidien.
Les soins
gérontologiques en maison de retraite
Le personnel de l’équipe soignante
est bien évidemment tenu de s’occuper de l’état de santé de chaque résident dès
lors qu’un quelconque soin est requis. Les pouvoirs publics requièrent
néanmoins des établissements d’accueil pour personnes âgées que l’accent soit
mis sur :
-
La prévention des troubles mentaux ;
-
La prévention et le traitement de la douleur ;
-
Les escarres ;
-
L’incontinence ;
-
Les traitements en fin de vie.
QUELQUES
CONSEILS
|
Associer la personne âgée Dans la mesure du possible, il est capital d’associer la
personne âgée au processus de décision. Son implication et son adhésion
seront les clés d’une intégration réussie. |
|
L’entrée en maison de retraite est d’autant plus
traumatisante qu’elle s’effectue dans l’urgence. Si vous prenez soin
d’aborder ce tournant de la vie en dialoguant et en préparant votre proche à
ce changement, vous adoucirez sensiblement cette expérience. L’anticipation
est alors la plus sage des attitudes. |
|
Les visites permettent de lever toutes les incertitudes.
C’est le meilleur moyen de choisir l’établissement qui répond effectivement à
vos besoins. |
|
Les premiers mois du séjour sont très importants. Restez
en contact régulier avec la personne âgée, prenez des nouvelles auprès de la
direction, consultez le médecin coordonnateur sur l’évolution de son état de
santé. N’hésitez pas à vous faire le porte-parole de votre proche pour
évoquer ses goûts, parler de ses habitudes de vie, de son vécu, etc. |
Dossier réalisé avec l’aide de différents
site Internet : Agevillage, Cap retraite,
Agevillage, bien vieillir et accompagner le grand âge : aide à domicile aux personnes âgées, dépendance des personnes agées, guide des maisons de retraite, aides financières, aide sociale, ... : www.agevillage.com/
Cap Retraite : consultez
le guide de l'APA
-